BÉNIN/ATTAQUES TERRORISTES AU PARC W : Un coup dur pour le tourisme

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Le secteur du tourisme béninois traverse un sale temps. 1er mai 2019, deux touristes Français ont été portés disparus dans le Nord-Bénin. Ils étaient en visite touristique dans le parc national de la Pendjari près de la frontière avec le Burkina Faso. Pendant ce temps, le corps sans vie de leur guide a été retrouvé sur le lieu de l’attaque. Dès lors, cette zone a été définie comme « zone rouge » par le ministère français des Affaires Etrangères. Ainsi cette zone a été qualifiée comme zone dangereuse, donc déconseillée aux voyageurs.

8 février 2022. Une nouvelle attaque, la plus meurtrière a eu lieu au parc W toujours dans le Nord-Bénin plus précisément dans la portion de terre dénommée point triple, une zone frontalière entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger. Cette attaque a coûté la vie à huit âmes dont un agent civil d’African Parks Network (Apn), cinq gardes forestiers ainsi que leur instructeur français et un agent des forces armées béninoises.

Et quand on sait que le président de la République du Bénin Patrice Talon a affiché, dès sa prise de fonction en 2016, sa ferme ambition de faire du tourisme, un pilier de développement, créateur de richesse et d’emplois, l’on s’interroge sur l’avenir de ce secteur. Si la zone frontalière au Nord Bénin qui abrite les parcs nationaux de la Pendjari et du Parc W est inaccessible aux touristes, quel sort est donc réservé au tourisme? À cette question, la réponse est claire. C’est un manque à gagner énorme pour le gouvernement béninois qui a suffisamment investi dans la zone afin de révéler le pays par le tourisme.

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À travers ces attaques terroristes, il est évident que le tourisme ait reçu un coup qui impactera négativement son essor. Cependant, d’autres sites tels que la cité lacustre de Ganvié, la porte du non-retour, le Temple des Pythons et bien d’autres pourraient compenser ce manque à gagner pour contribuer au développement du tourisme au Bénin.

Wahabou ISSIFOU

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