Face à près d'un millier d'étudiants et d'acteurs locaux réunis ce 18 septembre à l'Université Nationale d'Agriculture (Una) de Kétou, le Ministre Porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji a détaillé les mesures sociales du Gouvernement Wadagni et assumé sa stratégie de souveraineté agricole. Des réponses ont été apportées aux préoccupations soulevées par les populations.
Pour cette rencontre, l'amphithéâtre était comble. Debout, assis à même le sol, de nombreux étudiants et les acteurs ont suivi pendant plus de deux heures le face-à-face avec le Porte-parole du Gouvernement. Cinq jours après la rentrée, l'exercice se voulait direct, sans langue de bois. Dès l'entame, Wilfried Léandre Houngbédji a sorti les chiffres du bouclier social. Pour les campus, 63 bus neufs sont mis en service dès septembre, dont 9 pour la seule UNA. Les bourses universitaires seront revalorisées jusqu'à 48,6% pour les filières prioritaires, tandis que la gratuité scolaire pour les jeunes filles de la maternelle à la terminale et pour les personnes en situation de handicap est confirmée. Sur le plan de la santé, il a rappelé l'instruction ferme : aucune urgence vitale ne doit être conditionnée à un paiement préalable dans les hôpitaux publics.
Le présidium de la rencontre
C'est sur le terrain agricole que le message a pris une autre dimension. Devant les futurs agronomes, le Porte-parole du Gouvernement a présenté le projet pilote maïs du Programme de Productivité agricole. L'ambition est de faire passer le rendement moyen de 1,5 tonne à 6-8 tonnes par hectare sur 3 000 hectares pilotes grâce aux semences hybrides. Une révolution qui ne s'arrête pas au champ, car selon lui, les excédents dégagés doivent servir à financer l'assurance maladie, la retraite des producteurs et à améliorer leur revenu.

Lors de la partie questions-réponses, plusieurs préoccupations ont été élucidées. Il s'agit notamment du sort des élèves-enseignants des lycées agricoles formés avec l'Université du Kwazulu-Natal, de la faible connectivité internet sur le campus et de la colère des commerçantes après les saisies de soja et de cajou brut à l'exportation. Sur ce dernier point, le Porte-parole s'est montré ferme en indiquant que l'interdiction d'exporter brut n'est pas négociable. Il a expliqué que la transformation locale permettra de créer de la valeur ajoutée et de garantir des emplois durables à la jeunesse béninoise.
Les étudiants de l'Una de Kétou
Les populations de Kétou ont quitté cette rencontre mieux éclairées sur les mesures du gouvernement Wadagni.
Alassane ADAMOU




