INSECURITE ROUTIERE A PARAKOU : Faut-il désormais faire ses adieux avant de quitter chez soi ?

12 mois ago | Written by
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La troisième ville à statut particulier serait-elle devenue le berceau de l’incivisme routier ? C’est bien la question qui mérite de se poser lorsqu’on passe quelques minutes dans la circulation à Parakou.

C’est dans la cité des Kobourou qu’on observe des usagers de la route conduire ou rouler à vive allure à l’approche d’une interception ou au moment où le feu est en orange. C’est à Parakou qu’un conducteur de taxi-moto peut décider sans aucun avertissement d’effectuer un demi-tour au beau milieu de la voie. C’est dans la ville du maire Inoussa Chabi Zimé qu’on peut voir des gens rouler sans casque, sans ceinture de sécurité avec le téléphone à l’oreille, même dans le rang des forces de l’ordre. C’est dans l’une des communes dirigées par le préfet Djibril Mama Cissé qu’un usager va signaler ses clignotants à droite alors qu’il veut virer à gauche. A Parakou, des citoyens circulent encore sans phare, sans rétroviseurs et parfois, sans plaque. Le surcharge, le chargement hors gabarit et la conduite en état d’ivresse, sont le quotidien de certains parakois.

L’incivisme routier a tellement caractérisé certains parakois au point où des panneaux de signalisation sont devenus des panneaux publicitaires où des affiches y sont collées. Malgré tous les efforts qui sont consentis par le Centre National de Sécurité Routière (Cnsr) dans la sensibilisation, l’on note encore le non respect des règles de sécurité routière à Parakou. Ainsi, face à ces situations que rencontrent certains citoyens parakois, l’on est en droit de s’interroger s’il n’est pas mieux de faire ses adieux à sa famille lorsqu’on sort de chez soi ? Tellement, l’insécurité routière a créé et continue par causer de graves accidents de circulation.

Il est donc impérieux qu’au-delà de l’intensification des sensibilisations, que des phases répressives s’enchaînent afin de mettre les indélicats hors de la circulation. L’Etat se doit également de mettre en œuvre une politique de sécurité routière bien structurée afin de permettre aux citoyens d’aller et de venir sans inquiètude. L’obtention des permis de conduire doit se faire dans les règles de l’art.

Une fois ces solutions appliquées, le Bénin, et Parakou, peuvent servir de modèle aux autres pays où les populations meurent chaque jour, faute de civisme routier.

Wahabou ISSIFOU

 

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