LANCEMENT DES PROJETS NUWAKI, WÉI, LAFIA DANS LES COMMUNES FRONTALIIÈRES DE L’ATACORA ET L’ALIBORI : Crs, Helvetas et Sfcg s’engagent pour la paix et la cohésion sociale . La Fondation Patrip partenaires financiers

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Le mercredi 24 mai 2023, les projets Nuwaki (Bénin -Togo), Wéi (Résilience et paix chez les communautés frontalières de l’Atacora) et Lafia (La paix), financés par la Fondation Patrip à travers les Coopérations allemande et Suisse ont été conjointement lancés à Natitingou. Les objectifs communs de ces trois projets sont de promouvoir la stabilisation et la prévention des conflits violents dans les communes frontalières de l’Atacora et de la Donga. C’est le préfet de l’Alibori Ahmed Bello Ky-Samah qui a procédé au lancement officiel à la salle de conférence Monseigneur Nicolas Okioh. C’était en présence du Secrétaire Général (Sg) de la préfecture de Natitingou Abdoulaye Affo, du représentant de l’ambassadeur d’Allemagne Oliver Jünger, celui de la Coopération Suisse au Bénin Babalola Gérard Laleye et de la directrice adjointe de la Fondation Patrip Monika Tortschanoff, des maires, confessions religieuses et bien d’autres.


Wilfried AGNINNIN

Prévenir et maintenir la stabilité dans les zones frontalières du nord-Bénin. C’est l’objectif général de ces projets. Il sera également question de renforcer la résilience, la cohésion sociale et la coopération transfrontalière. Ces trois projets Nuwaki, Wéi et Lafia sont respectivement mis en œuvre par Catholic Relief Services (Crs) dans l’Atacora et son partenaire Caritas ; par Helvetas Bénin dans l’Atacora et Search for Common Ground (Sfcg) dans l’Alibori, et son partenaire Dedras Ong.

Tour à tour, la conseillère au programme d’Helvetas Nicole Gantenbein, le directeur pays de Search for Common Ground (Sfcg) Burkina-Faso Lawali Garba et la représentante résidente de Crs Katherine Overcamp, ont démontré dans leurs interventions, la nécessité de promouvoir le vivre ensemble et la paix dans les zones frontalières. « Nous comptons sur l’engagement commun de nous tous et toutes ici présents, pour la bonne réussite de notre projet Wéi. Que le titre du projet soit notre mission et garant de notre engagement commun, car, Wéi veut dire paix en langue Biali », a invité Nicole Gantenbein. Pour la représentante résidente de Crs Katherine Overcamp, des infrastructures notamment des marchés communautaires, des postes d’eau autonomes, des magasins de stockage des produits agricoles, des forages à motricité humaine, seront réalisées dans la mise en œuvre de ces projets.

Le représentant de la Coopération Suisse au Bénin Babalola Gérard Laleye a fait remarquer que les conflits qui naissent dans les zones frontalières ont des conséquences néfastes dans la vie des populations. D’où l’engagement de la Coopération Suisse à soutenir ces projets. De son côté, la directrice adjointe de la Fondation Patrip Monika Tortschanoff, pense qu’à travers l’approche intégrée transfrontalière, « Nous essayons pouvoir dresser les besoins réels et très complexes des populations dans les régions d’intervention de ces projets en termes de confiance, d’accès aux services de base et aux ressources ».

En prenant la parole, le représentant de l’ambassadeur d’Allemagne Oliver Jünger, a souligné que ces projets vont renforcer la cohésion sociale dans les zones frontalières au Togo, Bénin, Niger et Burkina-Faso. « Nous sommes convaincus que cette approche transfrontalière est de plus en plus importante et pertinente. Nous nous réjouissons donc que les trois projets que nous lançons aujourd’hui s’intègrent tous dans ce cadre », a-t-il fait savoir.

Dans son discours de lancement, le préfet de l’Alibori Ahmed Bello Ky-Samah, s’est réjoui de la mise en œuvre de ces projets qui permettront de réduire les conflits et l’extrémisme violent récurrents dans les zones frontalières de l’Atacora et de l’Alibori. « C’est pour cela, que nous saluons la Fondation Patrip pour tout ce qu’elle apporte dans notre pays. Votre appui est venu au bon moment, au moment où nous en avons le plus besoin. Nous traversons un contexte qui nous exige de renforcer les bases pacifiques, historiques qui existaient déjà entre les communautés et les peuples », s’est-il réjoui.

Il faut souligner qu’au Bénin, ce sont les communes de Matéri, Tanguiéta, Natitingou, Malanville, Karimama et Banikoara qui seront véritablement impactées.

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