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Lutte contre l'érosion dans le littoral: Georges Alé pose les bases d'une stratégie nationale

Lutte contre l'érosion dans le littoral: Georges Alé pose les bases d'une stratégie nationale

En mission le week-end dernier sur le littoral Est du Bénin, le ministre du Cadre de Vie et des Transports, Georges Alé, a posé les bases d’une stratégie nationale. L'objectif est de s’appuyer sur la donnée scientifique et doter le pays d’outils propres pour faire face à l’érosion et à la montée des eaux.

Le ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement Durable, Georges Alé, était au contact de la réalité sur le terrain. Direction le littoral Est, au-delà du pipeline de Sèmè, pour évaluer l’ampleur des dégâts et préparer une réponse publique durable.

La journée a commencé par une séance de travail technique. Autour de la table, l’ensemble des institutions en charge de la gestion du littoral. La consigne du ministre est claire : croiser les expertises avant toute annonce. « Nous avons choisi la voie de la preuve plutôt que celle des polémiques », a-t-il déclaré. De cette confrontation des données sont ressorties les zones les plus exposées et les principales causes du phénomène.

Place ensuite au terrain. La délégation s’est rendue sur le site de WAPCO Niger-Bénin, en charge du pipeline d’exportation du pétrole brut. Trois arrêts ont marqué le parcours sur des points critiques du trait de côte. L’occasion pour le ministre de mesurer les effets de la montée des eaux et d’échanger avec les riverains, notamment les pêcheurs de la corniche. Au menu des discussions : la perte d’espaces de vie et la fragilisation des moyens de subsistance.

Au cœur de la stratégie présentée figure la Société Béninoise d’Infrastructures Maritimes et Fluvio-Lagunaires, SoBIMaF. Cette filiale du Port Autonome de Cotonou doit devenir le bras opérationnel de l’État sur le littoral et les voies navigables intérieures. L’ambition est de sortir d’un recours ponctuel aux opérateurs étrangers pour bâtir une capacité nationale pérenne.

Georges Alé a instruit le Port et la SoBIMaF d’accélérer la finalisation de leur plan d’investissement, à soumettre prochainement au Gouvernement. Il a aussi défendu une vision intégrée où lagunes, lacs et chenaux entrent dans le même périmètre d’intervention.

Autre chantier prioritaire : le chantier naval. Pour le ministre, entretenir les dragues est une condition de souveraineté. « Posséder des dragues sans pouvoir les entretenir, c’est déplacer le problème de la dépendance », a-t-il souligné.

Avec cette descente, l’État marque une nouvelle étape. Entre diagnostic rigoureux et mise en place d’outils nationaux, il se dote des moyens pour affronter les défis maritimes des prochaines décennies.


Alassane ADAMOU

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