PARAKOU/À TRAVERS UNE CONFÉRENCE DE PRESSE : « Les Démocrates » exigent la libération de Reckya Madougou

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Il y a deux ans que Reckya Madougou, la candidate du parti ‘’Les Démocrates’’ (Ld) à l’élection présidentielle de 2021 a été incarcérée et séjourne à la prison de Missérété depuis le 3 mars 2021. Ainsi, les leaders et militants de sa formation politique ont organisé une conférence de presse le vendredi 3 mars 2023 au siège du parti à Parakou. Au cours de cette sortie médiatique, le parti a réaffirmé son engagement à soutenir la détenue en œuvrant pour sa libération. C’était en présence des députés du parti Ld à l’Assemblée Nationale (An) Habibou Woroucoubou, Raouf Sariki, Orou Tama Viviane, du coordonnateur de la 8ème Circonscription Électorale (Ce) Sarè Kpéra Daniel, du Professeur de droit Jean-Nazaire Tama, des militants et membres de la coordination communale du parti Ld.

Athalie GBAGUIDI (Stg)

Les leaders et militants du parti Ld sont plus que jamais engagés à œuvrer pour la libération de la détenue politique Reckya Madougou. Ils ont ainsi, au détour de cette conférence de presse, présenté leur objectif qui est de lui réitérer leur solidarité et réclamer sa libération.

Dans sa déclaration, le porte-parole du parti l’honorable Habibou Woroucoubou a protesté contre la détention sans preuve et arbitraire de l’ex-ministre de la justice. « Laquelle détention viole allègrement la constitution que le peuple béninois s’est librement donnée et surtout, viole le serment que le président Patrice Talon a juré de respecter à savoir le respect et la défense de la constitution de notre pays », a t-il laissé entendre. À l’en croire, la commission de l’Onu a certifié cela. À cet effet, plusieurs démarches nationales et internationales ont été menées dont une discussion avec Reckya Madougou sur les conditions de sa détention, afin de saisir les institutions internationales. Selon lui, le parti trouve que les pouvoirs exécutif, législatif et juridique au Bénin sous le régime actuel ne sont pas séparés et fait du régime un régime dictatorial.

Le Professeur en droit Jean-Nazaire Tama, a, dans son intervention, expliqué que le Bénin est un Etat de droit, engagé dans le constitutionnalisme et se doit de respecter certains principes. Pour Jean-Nazaire Tama, le procès de Reckya Madougou était contraire aux normes du procès équitable. Il s’agit entre autres du principe de la non politisation de l’institution juridique comme la Criet qu’il a qualifié de cours d’exception, de l’impartialité de la cour, du principe contradictoire, du principe de l’égalité des armes, la présomption d’innocence, du principe du délai raisonnable et du principe de la publicité. « Rien de tout ça n’a été respecté. On appelle ça un déni de justice, et en le faisant les autorités du Bénin ignorent qu’ils mettent en jeu la responsabilité de l’État a l’international. Parce qu’il était présent à des conventions internationales qui ont été adoptées sous l’égide des Nations Unies, régionales sous l’égide de l’Union Africaine, et même des conventions sous-régionales sous l’égide de la Cedeao et le Bénin a adopté, signé, ratifié ces conventions, mais ne les respecte pas pour des raisons politiciennes », a expliqué le professeur de droit.

 

L’honorable Viviane Tama s’est, quant à elle, réjouie du courage et la bravoure dont fait preuve Reckya Madougou malgré sa situation de prisonnière. « Arrivés à Missérété, nous avons été agréablement surpris de voir une femme physiquement, moralement et spirituellement forte. Elle était plus forte que nous. Elle nous a demandé de continuer par maintenir le cap, en nous invitant à lutter pour la cohésion sociale et la synergie d’action », a-t-elle fait savoir. En plus de ces requêtes faites par Reckya, elle a également invité les membres de son parti à mobiliser les femmes. Laquelle requête aura bientôt de suite favorable selon les dires du député.

Pour finir, le coordonnateur Sarè Kpéra Daniel, a rassuré qu’ils sont plus que jamais mobilisés derrière leur présidente pour sa libération certaine et imminente « Nous le répétons, ça ne va plus durer. Dans quelques jours, elle sera libérée. Nous avons espoir », a-t-il lancé.

Ils ont invité chaque béninois à prendre à bras le corps l’affaire Reckya Madougou en contribuant à l’effectivité de sa libération.

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