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Pools de messagers de la paix dans les communes de Gogounou et Pèrèrè: le Pnud et la Norvège appuient la mise en place

Pools de messagers de la paix dans les communes de Gogounou et Pèrèrè: le Pnud et la Norvège appuient la mise en place

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) et la Norvège ont appuyé la mise en place de deux Pools de Messagers de la Paix dans les communes de Gogounou et Pèrèrè. C'est à travers « Le projet régional de prévention et de réponse à l’extrémisme violent dans le corridor atlantique ». La mise en place a été effective dans les mairies desdites communes en juin 2026. L’objectif principal de cette activité est de contribuer à la prévention de l’extrémisme violent et au renforcement de la cohésion sociale dans les communes de Gogounou et Pèrèrè, en déconstruisant les discours de haine et en luttant contre la désinformation par la promotion des messages alternatifs de paix et de tolérance l’implication active des femmes et des jeunes. Découvrez les appréciations de quelques auteurs communaux sur l'importance de ces Pools de Messagers à l'issue des ateliers.

Wilfried AGNINNIN 



Mohamed Idrissou Abaparape, représentant la cour royale de Gogounou

« Moi je trouve cette formation parfaite. Grâce à cette formation, on a pris conscience de tout ce qu'on nous a dit. Et c'est nous que cela avantage. C'est notre population que cela avantage. Vraiment, on félicite beaucoup tous ceux qui ont travaillé à la tenue de cette formation. On les remercie pour le fait qu'ils soient arrivés pour nous aider à sauver notre liberté. Et rien ne peut se faire sans la paix. À la fin de cette formation, on nous a confié une très bonne mission ; C'est de sensibiliser les gens dans les maisons, dans les églises, dans la place publique pour qu'il y ait la paix. On a parlé du discours de haine. Et ces discours de haine sont des sources de conflit dans nos localités. Je suis devenu messager et je donne ma parole d’honneur. Je vais assumer ça correctement par la grâce de Dieu. Je pense que le projet verra les changements. Nous allons travailler à changer les habitudes. Et il aura entente entre nous. » 



 David Ali, Secrétaire communal Gogounou de l’Association pour la Promotion de l’Elevage au Sahel et en Savane (Apess)

« Au cours de cet atelier, on nous a formé pour être des messagers de paix dans la commune de Gogonou. Pour ce faire, nous avons appris beaucoup de notions telles que la stigmatisation, la paix, un messager de paix, la radicalisation et comment est-ce que cela aboutit à l’extrémisme violent. Ce sont des concepts que nous ne connaissions pas au départ, mais nous les maitrisons à présent. Il y a aussi des travaux de groupe que nous avons eu à faire. Ces travaux nous ont amenés à comprendre, une fois sur le terrain, comment est-ce qu'il faut faire pour pérenniser la paix dans la commune de Gogonou. Nous avons aussi appris à identifier les discours de haine. Cela nous a permis de comprendre quand est-ce qu'il faut déconstruire un message de haine avec des messages alternatifs et des contre discours. Toutes ces techniques vont nous amener à être efficaces. Nous sommes prêts à nous investir dans les six arrondissements que compte la commune de Gogonou. ».



Amina Belco, représentante des femmes de la session communale Gogounou de Apess (Association pour la Promotion de l’Elevage au Sahel et en Savane)

« Cette formation m'a donné beaucoup de force. J'ai appris beaucoup de choses. Avec cette formation, on a compris ce que c'est que la paix et ce qu’elle peut apporter dans la vie d'un être humain. La paix, commence déjà dans nos maisons. On a parlé du discours de haine. Et on a bien perçu le lien qu’il y a entre les discours de haine et les conflits et par là le lien avec l’extrémisme violent. Les discours de haine existent dans nos communautés à Gogounou, parce qu'on a l'habitude de se parler, même dans des blagues on se dit des choses qui ne sont pas vraiment correctes. Mais avec la formation, on a pu comprendre. Après cette formation, nous sommes devenus des messagers de paix dans la commune de Gogounou. Je vais contribuer à ce que la paix règne dans la ville de Gogounou. Dans nos travaux de groupe, on s'est déjà partagé des tâches dans la commune. On a formé des groupes. Et très bientôt, nous allons commencer par aller dans les marchés, dans des rassemblements de femmes. Nous allons commencer par faire comprendre à la population ce qu'est le discours de haine et quels sont les discours alternatifs à utiliser pour pouvoir régler le problème. Il aura aussi d’autres actions comme la sensibilisation des femmes, des jeunes, des enfants, un peu partout dans les villages sur des thématiques pour consolider la paix. »



Rahimatou Sasogo ; Deuxième Adjointe au Maire des jeunes de la commune de Gogounou.

 « Au cours de cet atelier, on a appris beaucoup de choses. Les discours haineux, les discours alternatifs. Et nous les jeunes, après cet atelier, on a prévu d'organiser les séances de sensibilisation avec les autres jeunes sur la paix et la cohésion sociale, sur comment vivre en harmonie, comment vivre avec les autres sans faire la discrimination entre nous jeunes pour le développement de notre commune. On a parlé de discours de haine et on doit reconnaitre que ces discours de haine existent dans la commune. Cela crée des conflits entre les différentes ethnies. On a réfléchi à des discours alternatifs et on doit pouvoir les promouvoir. Si dans notre environnement, des discours de haine sortent encore, on pourra recourir à ces discours alternatifs pour corriger les propos de haine pour pouvoir maintenir l’harmonie entre nous. »

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