« PRIX ÉCRIVAIN HUMANISTE » ÉDITION 2024 : Sylvia Amadou remporte le premier prix . « La colère des bouns », un texte qui met en lumière la culture baatonu

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La béninoise Sylvia Moussiliatou Amadou remporte le premier prix du « Prix Écrivains Humanistes », édition 2024. Cela a été possible grâce à son texte « La colère des bouns » qui promeut d’une part l’Objectif de Développement Durable Odd (Odd) 16 sur la préservation de l’environnement et la biodiversité et d’autre part la culture Baatonu. Une compétition organisée par l’Associaton Écrivains Humanistes du Bénin avec l’appui technique du Laboratoire des Industries Créatives et Culturelles (Lab’icc). Elle est mise en œuvre dans le cadre du programme « Conte-moi l’Afrique ». L’objectif du « Prix Écrivains Humanistes » est d’ «identifier, révéler et lancer la carrière de jeunes littéraires régionaux dans la dynamique de préparer la relève littéraire africaine et permettre à la littérature africaine de continuer par rayonner à l’international».

Ainsi, Sylvia Moussiliatou Amadou une grande passionnée d’écriture et de littérature, a réussi à mettre d’accord le jury, par l’originalité et la particularité de son texte devant ses challengers du Togo et du Niger. A l’en croire, l’idée de mettre en lumière la culture Baatonu à travers ce concours fait suite à un constat. «Je fais la promotion de la culture Baatonu parce que je suis d’abord Baatonu Wassangari et que je remarque qu’on n’a pas beaucoup d’écrits qui font la promotion de notre patrimoine culturel. Dans l’intrigue, on voit la vie communautaire des baatombu avec à la tête l’empereur comme garant de la cohésion sociale et aussi père de la communauté qui, lorsqu’il y a un problème est sollicité», a-t-elle expliqué. Plus loin, la première du « Prix Écrivains Humanistes » précise que son texte, «ressort l’importance des dieux dans notre culture. Chaque fois que ça ne va pas, on va voir le devin qui est le lien entre le monde physique et le monde des esprits. On voit le rôle important de porte-parole qu’exerce le premier ministre. Car chez nous, l’empereur même s’il prend des décisions, passe par son premier ministre pour les faire connaître. Et enfin le sacrifices de réparation qui permettent de réparer l’offense commise. On lit donc entre les lignes, les rites de chez nous: « bikiarou » qui intervient quand on ne comprend pas et « yankourou » qui intervient pour réparer une situation».


Il faut noter qu’ils étaient au total 30 candidats pour cette compétition qui a permis à Sylvia Moussiliatou Amadou d’arriver en tête. Elle remporte une bourse d’édition de 500 000 Fcfa plus un trophée .

Samira ZAKARI

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