APRES UNE CAN REUSSIE : Séibou Mama livre son secret « C’est uniquement le travail qui paie. », Dixit le natif de Parakou

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APRES UNE CAN REUSSIE

Séibou Mama livre son secret

« C’est uniquement le travail qui paie. », Dixit le natif de Parakou

Lui, on ne le présente plus. Natif de Parakou, international béninois, il joue pour le Sporting Club de Toulon en France. En interne, il a parcouru trois clubs à savoir : les Buffles du Borgou, l’Uss Kraké et l’Association Sportive du Port Autonome de Cotonou (Aspac). Depuis lors, il a toujours été appelé en sélection. La dernière, c’était pour la 32è édition de la Coupe d’Afrique des Nations (Can), Egypte 2019 où le jeune milieu de terrain de 23ans a rendu une copie propre de sa performance.

Séibou Mama puisque c’est de lui qu’il s’agit a comblé les attentes de plus d’un. Après une très bonne saison en club et une Can réussie, le jeune international natif de la cité des Kobourou parle ici de son aventure.

Déjà dans les préparatifs de cette grande compétition africaine, Séibou et ses coéquipiers ont bénéficié d’un stage de dix jours qui s’est achevé par des matchs amicaux, un avec la Guinée (1-0) et le second avec la Mauritanie (3-1). Ces deux matchs ont permis aux Ecureuils de jauger leur niveau physique et technique.

Ensuite départ pour Ismaïlia en Egypte pour la Can. « On était en confiance avant d’aller à la Can », a-t-il rappelé en précisant que malgré qu’ils soient dans un groupe difficile, qu’ils avaient toutes les chances de leur côté car, « dans la vie, tant que tu travailles, tu peux trouver ce que tu veux ».

« L’objectif, nous les joueurs, on s’est fixé au moins aller en demi-finale… bon on n’a pas pu faire, on a croisé le grand Sénégal, ça n’a pas été facile pour nous …on va essayer de préparer la prochaine édition »

Face au Ghana pour la première rencontre des Ecureuils, le jeune Séibou Mama était sur les bancs de touche. Il était conscient que jouer avec une grande Nation de football n’était pas donné à n’importe qui, mais « quand on te donne la chance, il faut la saisir une fois ». « J’étais à la touche, j’étais excité parce que j’avais envie de jouer, j’avais envie de croiser les Jordan Ayew, André Ayew Assamoah Gyan, c’était un rêve pour moi et je pense qu’avec le travail ça va se réaliser. », a-t-il indiqué.
Face au Maroc, « le coach m’a vu, il m’a dit qu’il y a Barazé qui est blessé et il qu’il n’y a pas quelqu’un. Que c’est moi qui ferais le latéral ; est-ce que je suis prêt à le faire ? Je lui ai dit oui parce que c’est l’intérêt du groupe d’abord, après moi. J’ai accepté jouer ce poste. Voilà, c’est à ça j’ai pensé et je lui ai dit oui, je peux jouer à ce poste. Je n’ai pas été parfait, je me suis adapté », a-t-il souligné.

La joie de Séibou Mama et ses coéquipiers

Ensuite sur la question de son courage à tirer aux buts lors des séances de tirs aux buts, le jeune parakois n’a pas caché ses impressions. « Je joue le penalty, c’est grâce à mon papa, parce qu’il a été un joueur aussi. Avant, quand je jouais dans les quartiers, je ne jouais pas les penaltys, c’est lui qui m’insultait en disant, quand tu veux être un grand joueur, quand le penalty sort, il faut avoir le courage et tu prends et tu joues…lorsqu’on était à table, le déjeuner, j’ai dit à un ami, Rodrigue Kossi que s’il y a des séances de tirs au but, je vais le prendre et jouer….c’est pourquoi j’ai pris cette décision », a-t-il fait savoir.

Sur les propos du coach Michel Dussuyer

Dans son humilité et son ouverture d’esprit, Séibou Mama a reconnu les qualités du sélectionneur français Michel Dussuyer, « Avant chaque rencontre, il disait rien n’est impossible ».

Heureux et fier de son pays, le natif de Parakou a exprimé toute sa gratitude à l’endroit du peuple béninois qui leur a réservé un accueil à l’image d’un champion d’Afrique. « Cet accueil, c’est comme si on était champion d’Afrique. Ça nous a fait du bien et j’espère que nous allons encore travailler plus parce qu’en Afrique des gens connaissent le Bénin. Dans le monde, les gens connaissent le Bénin et il y a plein d’équipes qui nous attendent », a-t-il indiqué sourire aux lèvres. Le public parakois n’a pas été oublié, « je ne sais quoi donné au public parakois pour qu’il soit satisfait. Je ne peux que leur dire infiniment merci. »

Quid du Sporting Club de Toulon ?

Pour ce qui est de sa saison en club, il s’est réjoui que l’équipe soit en National. « L’objectif, c’est de travailler plus dur et pourquoi pas de monter en ligue 2 cette saison ? », a-t-il souhaité en martelant que, « c’est uniquement le travail qui paie. »

Wahabou ISSIFOU

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