ELECTIONS COMMUNALES ET MUNICIPALES A KALALE : A la découverte du candidat Républicain Abdou-Wahab Garba Say

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ELECTIONS COMMUNALES ET MUNICIPALES A KALALE

A la découverte du candidat Républicain Abdou-Wahab Garba Say

Il a pour nom Abdou-Wahab Garba Say. Jeune leader du Bloc Républicain, il a répondu à l’appel de ses frères, sœurs et militants de l’arrondissement de Bouca en particulier et de la commune de Kalalé en général pour être candidat aux prochaines élections municipales et communales. Sans hésitation, il s’est dit prêt à apporter sa pierre à la construction de sa commune. Militant de première heure de Patrice Talon après avoir affiché clairement son opposition au régime précédent il sort de l’ombre à travers une interview à nous accordée, il explique les mobiles de sa candidature en abordant plusieurs autres sujets. Lisez plutôt.

Wahabou ISSIFOU

Daabaaru : Monsieur Garba Say, vous êtes candidat aux élections communales de mai 2020, sans doute pour la première fois, pouvez-vous partager les mobiles de votre candidature ?

Abdou-Wahab Garba Say : Merci monsieur le journaliste. Je dois d’abord confirmer que c’est effectivement la première fois que je suis candidat à une élection pareille. Quant aux mobiles, je les résume tout simplement dans la logique de tout candidat qui est celle de venir participer à la construction de la ‘‘maison familiale’’.

C’est quoi la particularité du moment actuel ? Sinon pourquoi avez-vous attendu 2020 pour prétendre participer à cette construction ?

Il faut voir cela comme dans une logique traditionnelle de répartition des tâches telle dans une entreprise ; il y a celles et ceux qui commencent et les autres qui viennent ensuite pour renforcer les premiers.
En effet, comme vous le savez, ça me fait 18 ans au service des communes dans une position de coaching des acteurs. Si avec autant d’expériences vous êtes appelé par vos sœurs et frères pour apporter votre pierre à l’édifice commun, c’est difficile de s’y soustraire.
N’y-a-t-il pas des considérations politiques derrière cette décision ; surtout pour qui connaît votre regard très critique vis-à-vis de l’ancien régime ?
Si ! Je crois qu’au plan politique, je suis suffisamment en phase avec la ligne de gouvernance du pays qu’imprime la rupture depuis avril 2016. La rigueur dans les prises et l’application des décisions, le courage dans l’engagement des réformes combien indispensables pour notre pays à tout point de vue, les actions visibles sur le terrain avec la manière, etc. ; sont autant de choses que j’apprécie par rapport à la gouvernance actuelle et qui renforce donc ma confiance, qu’avec le Président Talon, notre pays fera un bon qualitatif majeur qui sera ressenti et observé par nous tous dans les années à venir.

Vous appréciez les réformes mais on a vu que le pays a failli basculer à la suite des élections dites non inclusives en 2019 ?

Tout d’abord, je m’incline devant la mémoire de toutes les catégories de victimes de ce passage difficile. Ceci étant, il y a une chose fondamentale à retenir : Aucun peuple au monde ne marchera pour réclamer la rigueur contre lui ; quand bien même le peuple le souhaite ; puisqu’il est convaincu que c’est par cette rigueur que sa prospérité (sociale et économique) véritable passe. Il n’y a que des gouvernants avisés et ayant un amour véritable pour leur peuple qui prennent le risque en soumettant leur peuple à la ‘‘Chloroquine’’ qui guérira leur mal du moment. Il y a des gens qui parlent de Kérékou et celles et ceux à qui on a parlé de lui comme l’homme de l’unité et de la cohésion nationale. Mais on rappelle rarement les conditions. En effet, la Révolution qu’il a conduite n’a pas été facile pour les populations ; et pourtant tout le monde salue et saluera jusqu’à demain les merveilleux résultats. De l’interdiction des pouvoirs traditionnels à organiser la moindre manifestation en passant par l’expropriation des écoles catholiques et la création de la prison de Ségbana pour les ‘‘opposants’’ ; ce n’était pas facile mais le résultat est là. Le risque pris était énorme pour les dirigeants révolutionnaires. Des mécontents de l’époque ont même fait attaquer le pays par des mercenaires à 5 ans de révolution. Imaginons si le coup d’Etat avec les mercenaires avait réussi : peut-être que le chantier risqué de l’unité et de la cohésion nationale serait arrêté ; sait-on jamais !

Vous avez dit tantôt : « Aucun peuple au monde ne marchera pour réclamer la rigueur contre lui ; quand bien même le peuple le souhaite » Comment ? Vous pouvez être un peu plus clair ?

Merci de relever cela. Pour étayer ces propos, je vais vous faire quelques rappels. Savez-vous que le retour aux affaires de Kérékou en 1996 était en grande partie dû à ce vent de rigueur du peuple. En effet, la gestion du pays sous Soglo avait montré des signes d’une insuffisance de fermeté qui se traduisait dans les lèvres des gens en ces termes : « Démocratie n’est pas anarchie ». Le sentiment de manque de rigueur était aussi alimenté par un certain enrichissement rapide des nouveaux hommes politiques. Tout ceci a nourri la nostalgie des gens pour le Général qui a été un élément majeur de la démocratie. Donc les populations se disaient si on pouvait avoir Kérékou à nouveau au pouvoir qui combinerait démocratie et rigueur à tous les niveaux, le pays fera de grands pas vers son émergence. Mais, malheureusement l’attente de rigueur n’a pas été forcément au rendez-vous au cours des 10 ans de Kérékou 2. L’expression « Le lion sans croc » revenait dans certaines conversations pour qualifier le semblant de « laisser-aller » vécu. La population n’a pas du tout apprécié le semblant de laisser-aller qui a été observé pendant cette période ; et ce malgré la grande estime dont jouissait le Général dans une bonne frange de la population qui l’a connu pendant la révolution et comment il avait géré la fin de celle-ci. La ‘‘déception’’ subséquente du peuple a été le terreau qui va faire croitre à un rythme surprenant la popularité du candidat Yayi ; un homme ‘‘nouveau’’ loin des affaires publiques. Le Président élu Yayi a parfaitement pris la mesure de cette grande attente du peuple et est allé, avec la manière, dans ce sens au cours des premiers mois de son premier quinquennat. L’unanimité qui se fait sur ce constat des premiers mois de gestion du pays Yayi confirme ; et eu égard à tout le développement qui précède, la soif du peuple pour une gestion axée sur la rigueur et la fermeté.

Vous êtes assez démonstratif, nous espérons que vous serez prêt à des débats contradictoires si cela était nécessaire. Nous n’irons pas plus loin que ça pour ce premier entretien. Monsieur Abdou-Wahab Garba Say, votre mot de fin

Merci, d’abord je crois que je suis entièrement prêt et disponible pour tout éventuel débat contradictoire sur les sujets que j’ai abordés.

Quant à mon mot de fin, je passe par ce canal pour remercier les leaders de mon parti le Br pour le travail titanesque qu’ils abattent pour faire rayonner le parti et à tous les militants je nous demande d’occuper rationnellement le terrain pour rallier la population à la cause des idéaux défendus en l’occurrence le Programme d’Action du Gouvernement dont les résultats se lisent chaque jour sur toute l’étendue du territoire national.

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