CULTURE : À la découverte de l’humoriste Gounou Mayé

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C’est un jeune dont le talent est pur. La scène n’a plus de secret pour lui. Gounou Mayé Saka Kina, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est un humoriste comédien parakois. Il est originaire de la commune de Kandi. Dans cette interview qu’il a accordée à votre quotidien Daabaaru, découvrez qui est ce talentueux jeune homme de 22 ans seulement dont les vannes emportent et font voyager le public à chacune de ses sorties. Lisez plutôt 

Wahabou ISSIFOU

Daabaaru : Parlez nous de votre cursus académique 

Gounou Mayé : Je suis titulaire d’un Cap Aide comptable, d’un Bac G2 obtenu en 2015 à Espoir Plus et d’une licence en gestion des entreprises obtenue à l’Iut Up en 2018.

Que représente la comédie pour vous ? Comment est-elle née ?

La comédie c’est ma passion première. Aussi longtemps que je me souvienne j’ai toujours aimé tout ce qui est prise de parole en public, art oratoire, mais c’est dans la deuxième décennie de ma vie que j’ai commencé à développer un vrai sens de l’humour. J’ai grandi dans un environnement où la vanne est très facile. Papa te vanne, Maman te vanne donc au bout d’un moment tu intègres le mouvement.

Quand et comment a été votre première apparition sur scène ?

Ah ça j’ai fait du théâtre au primaire, du rap même au premier cycle mais ma première scène en tant qu’humoriste était en 2012, j’étais en classe de seconde G2 à Espoir Plus. Je jouais le rôle d’un petit ami infidèle surpris par sa titulaire. C’était une formidable expérience.

D’où tirez-vous votre inspiration ?

De mon vécu, de mes réflexions continuelles. J’essaie de présenter au monde à travers l’humour tout ce à quoi je pense, tout ce que je vis tout ce que je vois de la vie des autres. J’essaie de rire de tout, parce que sinon la vie devient trop triste. Je dis souvent une chose : même si ça va mal dans la vie, tant que tu n’es pas nago, il y a de l’espoir. rire

Quels sont les grands évènements auxquels vous avez participés ?

Grands grands événements pas encore, on va dire que je suis un artiste local. Mais j’ai participé à Humour Délire 3 et 4, un festival annuel dont le promoteur est Hafiz Sogotedji. J’étais sur trois One man show l’année dernière en plus du mien. Ça c’était juillet 2022.

Quels sont vos projets à court, moyen et à long terme ?

À court terme, je vais rentrer à la maison. Mais plus sérieusement, a court terme une ou deux représentations de mon one man show prévues pour les deux premiers trimestres de 2023. Également des projets avec le label, je ne peux pas entrer dans les détails mais 2023-2024 seront remplis. Je me lance aussi bientôt dans la production de contenus vidéo humoristiques, c’est mon autre projet de 2023.

Sur les pas de quel comédien béninois ou mondial marchez-vous ?

Hmm. C’est étrange, je n’ai pas d’idoles. Juste des humoristes dont j’adore le style. J’aime bien Rédouane Arjan et Paul Mirabelle, mais mon préféré c’est un humoriste américain : Dave Chapelle.

La comédie nourrit-elle Gounou Mayé ?

Si vous me posez la question dans le sens, est ce que Gounou Mayé pourrait laisser tomber tout pour se concentrer sur l’humour et espérer s’en sortir : la réponse est non. Et c’est un peu général inh, dans la plupart des cas l’art est ingrat, tu nourris ta passion mais elle ne te nourrit pas. On espère que ça va positivement changer mais en attendant l’humour arrondit bien mes fins de mois de jeune parakois.

Quelle est votre appréciation de l’évolution de la comédie au Bénin ?

Ça va mieux. Il faut avoir l’honnêteté de le dire.

On n’est pas encore au point désiré, on en est même encore loin mais il y a de l’évolution, il y a aujourd’hui plus de considérations pour le métier de comédien dans la société, plus de débouchés. On peut mieux en vivre on n’est plus au même niveau où les références nationales ou locales se comptent sur les bouts des doigts

Le travail est mieux considéré, mieux, ça ne veut pas dire que le niveau est satisfaisant, mais on rencontre de jour en jour des personnes qui connaissent l’importance du métier et qui lui accordent une place importante, des personnes qui ne négligent pas le travail du comédien et qui savent très bien que ce n’est pas donné à tout le monde.

L’humour aussi est considéré comme discipline artistique à part entière et dissociée du théâtre. Il y a des festivals exclusivement humour, des distinctions exclusivement humour. Ce n’est pas encore effectif dans tout le Bénin mais on commence déjà à faire la part des choses entre un humoriste et un comédien qui a la possibilité de monter seul sur scène et de balancer quelques blagues ramassées par-ci par-là sur les réseaux sociaux.

Votre mot de la fin

Merci d’abord à Daabaru pour cette occasion qui m’a été donnée. Ensuite à tous ceux qui verront cette interview, je veux demander du soutien pour les humoristes et tous autres corps artistiques confondus. Vous ne nous le devez pas ça c’est clair, mais nous vous le demandons. Poussez nous comme vous pouvez peu importe la manière. En échange nous promettons des contenus de qualité c’est important aussi. Je pense que si toutes ces conditions sont réunies nous porterons haut le drapeau béninois et pourquoi pas africain.

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Comments

  • C’est un jeune homme dont je ne doute de talent d’artiste humoriste. Pour l’avoir connu depuis 2018 il fait la fierté de la jeunesse ascendante de parakou

    Tériol Léopold 26 janvier 2023 15 h 53 min Répondre

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